S’ouvre sur le sable noir de l’espace la matière et dans la mémoire vient se poser une plume faite de tous les rayonnements.
Les ondes ont une saveur constante dans l’espace. Tente ou voilier les confins sont sous l’arc des mains. Il existe une généalogie du temps jusque dans ses creux. À la part manquante viennent boire les fauves de la matière une fois le jour tombé – mais dans l’espace existe-t-il autre chose que ce fond de lumière fossile ?
Mobile matière. Comment disparaître totalement ? La nébuleuse du Scorpion est encore à trouver sous le Capricorne. Du chakra du cœur à celui du sacrum se tendent les super cordes. C’est cela l’infini : le cercle du hara. C’est ce chant déchiffré à la main, le têtard qui s’agite pour retourner à l’arbre, ce corps accidentel métonymie du mâle.
Yang surgit et traverse l’utérus des étoiles, en silence sous le vol des criquets.
La fonte, oui, la fonte. La calotte du ciel prête à disparaître.
Droites, des idoles de Pâques à portée de télescope ou de microscope à balayage. Ci-gît l’espace sous sa mince feuille d’or rose-croix. La fabrique des étoiles est un bel endroit où ranger le poing serré.
Ouverte, la gorge bat rouge de pulsars, cette dentelle sans dimension puisqu’au commensurable s’arrête la vision. Sur le Mont analogue se pose l’œil de l’oiseau et son frère : le soleil noir de la connaissance.
