Sans attendre qu’elle gagne progressivement il faudrait la saisir à la gorge la lui faire rendre extraire tout ce qu’elle peut engendrer de peurs projetées lui arracher la carotide d’où rien ne sortira pas d’effusion la tordre la disloquer la déchirer l’émietter toutes réactions qui ne font que lui donner corps plus encore sans pouvoir la nier puisqu’elle nous a sauté à la gorge dès que seul même une seule journée elle nous envahit reste à lui ouvrir nos bras coeur et en croisant nos membres sur elle à sentir qu’elle est notre présence insécable notre double notre unité que nous pouvons l’aimer qu’elle est sera la plus intense présence de nos vies jamais quittées

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