je préfèrerais ne pas
la vie a dans ces moments cette qualité d’entre deux, tendre passage des sentiments diffus (d’un paysage, d’un arôme, d’un amour), la pudeur d’aller sans bouger, la main qui ne touche pas plus intense que celle qui le ferait, des années passent, la force se maintient, l’incompréhension tient à la part de rêve fomentée chez l’un l’autre ou les deux, à la part de réalité inatteignable parce que trop de conscience entre (en jeu), il faut aussi apprendre à aimer cette dispersion, ce tanin poudré en bouche, ce jour à toujours commencer sans certitude car l’expérience apprend si peu, parents, amants, enfants, immergés, vivant dans nos îles intérieures, paroles en archipel, la question n’est pas la distance ou l’écartement, peut-être la position, se situer, prendre la posture de l’arbre, enraciné & oscillant, vivant debout, traversé du sentiment léger, diffus, de la confusion des sentiments, mais finalement si plein de tendresse et d’affection pour ses proches. Verts, sommes, et allons, jusqu’au violet de la lumière ultime, le seuil visible, laissant toute colère infra
