Ainsi
donc existerait une voie imaginaire par laquelle monter et descendre comme au
long d’un tube de verre du ventre à l’espace. Pourquoi utilise-t-on si peu cet
ascenseur mental ? Il y est dit qu’un amour vécu en correspondance et la
naissance qui s’ensuit justifie toute vie. La joie compte peu sur les mots pour
vivre. La tristesse rend plus prolixe. Ce n’est pas une question de pudeur.
Dans un cas la flèche construit intérieur et dehors mêlés, dans l’autre de
gravats on tente de sauver quelque chose, noire sablière plutôt que rien. Pourquoi
ne pas décrire deux êtres simplement joints en liberté jusque dans le tendre et
ferme acte sexuel qui les voit s’appeler mon
délicieux amour et amant ? La conscience de se savoir seul accompagné,
la complicité des pensées, la note tenue à la même vibration, la physique de
tout cela, le plaisir de la constater, partagée.
Un
texte secret
posé
entre toi et moi
en
construction de mots
la
vie monte
de
ma verge à ta voix
cette
rare sensation
d’un
pays mental commun
deux
consciences
en
viennent aux mains
doucement
justifiant,
s’il le fallait
l’histoire
du temps
l’évolution
inerte puis de la vie
pour
en arriver là
gioia
lacrime di gioia
le
rythme du monde à cet instant
c’est
tes cuisses qui traversées d’énergie ont le même mouvement mécanique
toute
l’histoire du temps
tenue
dans ce compas de chair
gioia
lacrime di gioia

Commentaires